Les dilate-bronches

 

 

C’est comme ça que M. Asthmatix appelle les inhalateurs qui dilatent les bronches et ôtent la crise d’asthme. Ils viennent de la famille de l’adrénaline et

nous sont d’une aide précieuse :

- d’abord, ils nous sauvent, quand nous avons des difficultés à respirer ;

- ensuite, si votre main les cherche dans la poche assez souvent, cela veut dire qu’il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark, et que l’asthme échappe à votre contrôle (CA).

 

Pendant assez longtemps, M. Asthmatix a pensé que les inhalateurs (les bronchodilatateurs qui agissent rapidement) constituaient le traitement principal, car ils l’aidaient à respirer. Cette erreur lui a coûté cher ! Son état s’aggravait, il insistait sur le salbutamol. Mais il se sentait de plus en plus mal, parce que l’inflammation et l’œdème des voies respiratoires ne cessaient de s’aggraver.   

Or, si vous traitez l’inflammation, les bronches ne se rétréciront pas, ils seront pures et roses, vous n’aurez presque aucun besoin de salbutamol (mais, de toute façon, il vaut mieux ne pas l’oublier à la maison car on ne sait jamais quelle sorte d’irritant nous rencontrerons sur notre chemin).

 

Les inhalateurs médicaux, c’est un autre groupe de médicaments.

 

Les dilate-bronches que l’on peut voir dans nos pharmacies :

Ils peuvent être sous forme d’inhalateur, de cachet, de solution, de capsule ou d’ampoule.

 

 

Nom international (celui qui est écrit en bas en petits caractères)

Nom du médicament :

Salbutamol

 

 

Ventoline; Salbutamol; Ventodisque;

Airomir

Fenoterol

+ ipratropium bromure (ce dernier appartient à un autre groupe  de bronchodilatateurs)

Bronchodul

Terbutaline

Brycanil

 

 

 

         Tout n’est pas si simple dans le monde des dilates-bronches. Il y en a qui font dilater les bronches vite et pour un lapse de temps assez court : ce sont le salbutamol, le fénoterol et le brycanil.

Et il y en a d’autres, dont l’effet vient une heure après (ils ne sont pas destinés pour ôter la crise), mais ils agissent pendant 12 heures (Les BD de longue action). Il s’agit de Salmeterol (Serevent). Celui qui agit plus vite et assez longtemps, c’est le formoterol (foradil, formoair, asmelor atimos).

Quand ce groupe d’inhalateurs a paru au marché, M. Asthmatix a pensé : « Parfait, je ne prendrai que cela, je ferai les inhalations deux fois tous les vingt-quatre heures, ce sont ces inhalateurs qui me permettront de respirer librement. Or, cela n’a pas marché, et Monsieur le Docteure a dû intervenir pour traiter l’aggravation de l’asthme chez M. Asthmatix provoquée par cet auto-traitement.  

-         Mais où est-ce que je me suis gouré ? a demandé M. Asthmatix.

-         Et bien, mon cher monsieur… Si l’on ne traite pas l’inflammation, vous ne pourrez pas respirer librement. La dilatation des bronches sous l’effet du médicament peut masquer les symptômes pendant un certain temps, mais ils finiront par se manifester, et il ne sera pas facile d’ôter cette crise car l’inflammation aura pris le temps de s’installer.

- Аlors quand est-ce que je dois prendre ce médicament de longue action ?

- Ils sont très bien si on les prend avec les inhalateurs anti-inflammatoires (au fait, ils vont normalement de paire dans la prescription). Ensemble avec les corticoïdes, ils sont capables de vaincre même une forme grave de la maladie. C’est parce que, comme les savants l’ont prouvé, l’un renforce l’effet de l’autre, et ils facilitent la pénétration de la substance active dans les structures des bronches qui réagissent.

- Cela veut dire que chaque malade d’asthme doit dès le début recourir à ce schéma ?

- Non, c’est dans le cas où l’asthme est chronique et de petites doses des inhalateurs anti-inflammatoires (corticoïdes) que vous, M. Asthmatix, appelez « les hormonators », ne peuvent pas prendre la maladie sous contrôle.

- Et qu’est-ce que ça veut dire, qu’ils vont de paire dans une prescription ?

- Si, par exemple, l’inhalateur médical se prend deux fois par jour, alors, celui d’action prolongée sera aussi recommandé deux fois par jour. Il est logique que le malade prenne d’abord le médicament qui dilate les bronches et ensuite, après un certain temps, l’inhalateur médical (comme ça il rentrera plus facilement).

Il y a des inhalateurs qui comprennent les deux composants : l’élément corticoïde et l’élément bronchodilatateur de longue action. En se retrouvant dans la même bouteille, ils se montrent d’autant plus efficaces. C’est une combinaison rusée, et on les appelle « les inhalateurs combinés », c’est-à-dire, deux dans un.

Seretide = fluticasone + salmoterol.

Symbicort = budesonide + fénoterol

Foster = béclométasone + formotérol.

 

 

L’asthme est sous contrôle

 pour M. Asthmatix et d’autres qui sont aussi malades d’asthme, quand :

 

 

dans la journée:

Crises d’étouffement, de toux, respiration oppressée ou dyspnée, qui demandent de recourir à l’inhalateur

Pas plus fréquents qu’une fois par jour

dans la nuit

Moins fréquents qu’une fois par mois

L’asthme n’appose aucune limite à la vie normale avec ses efforts au quotidien

toujours

L’index du débitmètre de pointe atteigne au moins 80% des meilleurs chiffres de M. Asthmatix.

toujours