Collection virtuelle de  M. Marc Sanders

La toute premiùre mention de l’inhalateur daterait du 1654.

 Le mĂ©decin anglais Christopher Bennet, qui souffrait lui-mĂȘme de la phtisie, a publiĂ© le livre Theatri Tabidorum avec des images et la description d’un mĂ©canisme d’enfumage. Bennet essayait lui-mĂȘme diffĂ©rents remĂšdes, y compris des baumes. On ne peut pas dire que son traitement a vraiment rĂ©ussi, Bennet est mort Ă  l’ñge de 38 ans, 2 ans aprĂšs la parution du livre.

En 1890, dans la revue JAMA, le docteur Mount Blayer explique une nouvelle mĂ©thode d’infusion du mĂ©dicament, de façon qu’il pĂ©nĂštre profondĂ©ment dans les voies respiratoires. Il s’agissait Ă  l’époque de l’inhalation de l’hydrate de l’argent, de l’iode, du tannin. Il est remarquable que l’auteur insiste particuliĂšrement sur la technique correcte de l’inhalation (rien n’a bougĂ© depuis). 

En 1854 Samuel Fletcher dĂ©crit le tube pour les inhalations du docteur Ramage dans son Ɠuvre

« Les fonctions des poumons », inventée 15 ans auparavant.

 Fletcher ajoute dĂ©jĂ  les effet que cette mĂ©thode a eu sur la phtisie et l’asthme.

Et voici les premiĂšres recettes officielles de cinq prĂ©parations mĂ©dicales (inhalĂ©es sous forme de vapeur) publiĂ©es en 1867 : l’acide cyanhydrique pour traiter la toux sĂšche, un moyen radical qui peut entraĂźner la mort dans le cas d’overdose.

Les vapeurs de la ciguĂ« officinale, qui n’est pas non plus un bonbon, assez toxique.

Les vapeurs de la créosote

Les vapeurs de l’iode

Les vapeurs du chlore

Sur cette photo, l’inhalateur ayant servi du 1878 jusqu’aux annĂ©es 20 du XXe siĂšcle. L’inhalateur de Mudge a Ă©tĂ© inventĂ© en 1778 et avait l'aspect d'une chope en Ă©tain avec une embouchure sur le couvercle et un trou de l’air percĂ© dans la manette. Pour les inhalations, Mudge utilisait les vapeurs de l’eau chaude, en ajoutant de l’opium pour vaincre une toux forte.

Le docteur Sales-GirĂłns

 a reçu la mĂ©daille d’argent de l’AcadĂ©mie des Sciences de Paris en 1858 pour l’invention d’un pulvĂ©risateur portable (nĂ©buliser). Une pompe manuelle, ressemblant Ă  celle du vĂ©lo, inspirait le liquide dans le rĂ©servoir et la faisait passer par un triturateur.  On soignait Ă  l’aide de ce pulvĂ©risateur toutes les maladies des voies respiratoires : bronchites, asthme, tuberculose, croup, pneumonie. L’appareil portait le nom de Sales-GirĂłns et de Robert et Collins.

 

Alfred Ramey crĂ©ait ses inhalateurs dans les annĂ©es 1894-1905. A l’intĂ©rieur d’un tube central, on plaçait l’absorbent et le mĂ©dicament. L’instruction proposait d’insĂ©rer les tubes gĂ©minĂ©s dans les narines, et le tube sĂ©parĂ©, dans la bouche, et inspirer vigoureusement. « Ainsi, vos poumons propulsent l’air saturĂ© de mĂ©dicament, dans toutes les parties de la tĂȘte et de la gorge Â».